07-02-2012
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Triplés et plus
Oh, mais il sont beaux! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Vous voilà rentrée à la maison, heureuse maman de triplés après des semaines de grossesse laborieuses et d’autres journées non moins éprouvantes après la naissance. Mais, ça y est, les marmots sont là, ils sont « visitables » et le défilé des parents et amis peut commencer.

Alors va avoir lieu un cérémonial immuable. ils vont se pencher vers les berceaux et puis se redresser en vous adressant un tonitruant: « Oh!... Mais ils sont beaux! »

Pourquoi donc ce mais? Tout simplement parce qu’ils s’étaient imaginés que des prématurés sont fatalement difformes, alors pensez donc, multipliés par trois! Du coup, en voyant vos adorables bambins, les voila libérés de tout le discours de circonstance qu’ils avaient répété avant de venir vous voir et la traditionnelle inspection de détail peut commencer: « oh, ce beau profil, ce grand front, ce ravissant petit nez, c’est toi tout craché ma chérie! » Evidemment, les jolis traits sont toujours du côté du parent connu du visiteur, les oreilles décollées et le menton en galoche, c’est pour la « partie adverse ».

Et cela durera toute leur enfance. Plus tard dans les squares, les mères de famille viendront vous accoster en s’exclamant: « Oh, ce sont des triplés! Je n’en avais jamais vu en vrai! » et d’interpeller leur propre marmaille. "Venez voir ! Y’a des triplés! oh, mais ils sont beaux! " Nos chéris intriguent beaucoup les gens et ceux-ci s’imaginent avoir affaire à une sorte de phénomène de cirque genre nain, géant et femme à barbe.

Toujours est-il que, non, ils ne sont pas beaux! On crie tout le temps, on passe notre temps à les habiller, à les nourrir, à courir après les horaires de la crèche ou de l’école, à bousculer toujours notre planning pour caser des rendez-vous improvisés chez le médecin... ils pourraient nous laisser souffler quand même! Alors peut-être est-ce notre état de fatigue qui motive la sollicitude des autres, et nous adressent-ils en quelque sorte un message codé. Ce fameux mais sous-entend-t-il: vu la tête des parents?

 

Rémi Jolain Septembre 1997

 

 

 

 


 
Rentrée scolaire des Triplés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le 28 août 2000, mon trio, Laura, Camille et Elodie, est entré en première année de maternelle.

Elles ont très bien pris cette séparation puisqu'elles sont dans la même classe. Les premières semaines, elles me testaient pour essayer de rentrer avec moi, bien que ce soit dur de les laisser, je n'ai pas cédé et en quelques semaines, plus un pleur !

Elles sont très bien entourées et les maîtresses sont assistées d'aides maternelles en permanences et les classes sont volontairement à places limitées pour ne pas avoir trop d'effectifs et que l'enseignement y soit "familial". Depuis trois semaines, elles commencent même à parler français ! Oui, avant, elles parlaient le "triplé". En plus comme elles sont dans une école bilingue, l'allemand commence aussi à être parler. (école privée mais très peu chère ! )

Elles se sont très bien intégrées au groupe, se séparent pour les activités puis se retrouvent au moindre cri ou "manque " de sa (ses) soeurs. Elles avaient besoin de quitter la maison pour apprendre et découvrir des choses nouvelles,... la vie sans maman.

Comme par le passé, PERSONNE ne les appelle les triplées mais par leurs prénoms respectifs même si elles jouent volontiers à faire tourner leurs maîtresses en bourrique !

Pour moi, aussi la rentrée m'a fait beaucoup de bien ! Les premiers jours, je n'ai rien fait si ce n'est profiter du silence de la maison !

Tous ces mois à courir, les cris, les pleurs et bien sûrs les rires remplissent bien l'appartement dès qu'ils rentrent mais savourer la tranquillité est très reposant !

Voilà, une partie de mon expérience qui est comme beaucoup d'autres instants magnifique et inoubliable. Malgré les moments difficiles passés, il ne faut pas baisser les bras et se dire que les bons moments arrivent à nouveaux. Je crois d'ailleurs que la séparation pour cette première rentrée a été plus dure pour moi que pour les filles ! C'est leurs premiers pas vers l'indépendance. Qu'est-ce qu'elles grandissent vite ! Dans 2 jours, elles fêteront leurs 3 ans déjà !!!

Sandra, 26 ans maman d'Alexis (4 ans), laura, Camille et Elodie (presque 3 ans )

 

 

 


 
Grand- mère de triplés! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Comme beaucoup de mères sans doute, j'ai lontemps attendu le jour de grande émotion où mon aînée m'annoncerait qu'elle alllait devenir mère à son tour et me faire grand-mère... Et il est venu ce jour d'émotions, et particulièrement bouleversant lorsqu'elle annonça la venue... de triplés! Ma fille, tout là-bas à Toulouse - moi j'habite Le Havre-, enceinte d'une famille nombreuse!!! Etat de joie, état de choc... espérances, inquiétudes...

Pas de lent et patient apprentissage pour une grand-mère de triplés : Robin, Elise et François m'ont "grandmérisée" sans nul ménagement, immédiatement et totalement : une grand-mère de triplés se met dans le bain tout de suite... un biberon, un change, un bain, un câlin... la maman accepte toutes les aides! Et les petits, habitués à un maternage partagé, accueillent toutes les figures nouvelles....

Ils ont sept ans aujourd'hui, nous vivons toujours aussi loin les uns des autres, mais nous passons de longs moments ensemble plusieurs fois par an, je suis devenue leur "mamité", leur affection me comble et j'ai passé des heures heureuses à observer leurs jeux, la stucture sans cesse renouvellée de leurs relations triangulaires ou duelles, il me semble qu'il y a moins de tendance au fonctionnement en miroir chez les triplés que chez les jumeaux.. ce qui favorise davantage leur ouverture aux autres, autres jumeaux et triplés, autres "tout seuls" aussi.

Etre grand-mère de triplés, c'est pour moi un très grand bonheur, un bonheur que je dois doublement à ma fille, qui surmontant toutes les difficultés avec un sens remarquable de l'organisation, prouve chaque jour que la venue de trois enfants est un merveilleux cadeau de la vie, l'admiration que j'éprouve pour elle est aussi un beau cadeau...

 

Thérèse Pereira
 
Les Quatre cent coups d'une famille de quadruplés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Quadruplés : jumeaux, jumelles au nombre de quatre (définition du dictionnaire).

 

Pour les personnes qui vous rencontrent, vous êtes soit : des « cas-druplés » ou alors des « quoi?-druplés ». Ainsi même la prononciation est double !

Néanmoins, nul besoin de couper les cheveux en quatre, la réalité est là et il faut mettre les bouchées doubles pour accueillir cette famille subitement nombreuse. L’état-civil ignore déjà le terme quadruple pour n’indiquer que premier, deuxième, troisième, quatrième jumeaux.

Au quatre coins de l’hexagone, commence pour la mère la vie entre quatre murs, dès son retour de la maternité. Espérons qu’après avoir mené le diable à quatre, celle-ci ne soit pas pliée en quatre surtout si les enfants sont quatre comme les trois mousquetaires. S’occuper de ces petits diablotins nécessite, c’est évident comme deux et deux font quatre, de ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot sans toutefois faire feu des quatre fers.

L’éducation ne se résume pas à en passer par leur quatre volontés, même si l’on n’a pas quatre bras au moment du quatre heure mais le soir, les bébés au lit, le couple se retrouve enfin entre quatre z-yeux, après s’être mis en quatre et saigner au quatre veines toute la journée pour cette sympathique marmaille.

Après une nuit ponctuée par des biberons à donner tous les quatre matins, n’y allons pas par quatre chemins !

Toute la famille se réveille en quatrième vitesse au quatrième top, un petit déjeuner avalé quatre à quatre.

Enfin, tirés à quatre épingles, la cohorte peut déambuler sur le pavé parisien le nez au quatre vents...

Maintenant, les quadruplés ont 8 ans et multiplient farces, rires et amour. Ainsi on peut l’affirmer : quand on aime on ne compte pas.

Arnaud KELLER, papa de quadruplés

 

 


 
Un aîné et des triplées Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Bonjour, je suis une jeune maman de 25 ans et j'ai un garcon de 6 ans et des triplées de 2 ans. Depuis la naissance de mes trois filles mon garçon est très compréhensif et il nous aide beaucoup. Cependant, je crois qu'il n'ose pas nous dire que des fois il en a marre et qu'il voudrait bien avoir l'attention pour lui seulement et qu'il aimerait énormement avoir de petites vacances de ses soeurs.

Mais comme je vous dis, il n'ose pas et des triplés ça envahit toute la maisonnée... .même si on essaie de lui donner du temps pour lui, il se sent un peu mis de côté...

 

Marie Chantale Dube