01-10-2014
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Scolarité
Expérience sur l?éducation des enfants Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Sans avoir la prétention d’établir ici un " guide " ou une " méthode " sur l’éducation des enfants, nous souhaiterions simplement faire partager notre expérience en la matière.

Précisons que nos trois enfants sont actuellement âgés de bientôt 10 ans pour notre fille aînée et de 8 ans pour les deux " cadets ".

Avant d’entrer dans la vie scolaire, tous trois sont allés en crèche, notre souhait étant de les sortir le plus tôt possible du cocon familial pour les initier à la vie en collectivité.

Lors de l’entrée en maternelle des garçons, se posa LA grande question : faut-il les séparer ou les garder ensemble ? Dans un premier temps, nous avons tout simplement décidé ... de ne rien décider, n’ayant pas d’a-priori en faveur de l’une ou l’autre option. Nous sommes donc allés voir la Directrice de l’école maternelle pour solliciter son avis : se basant sur son expérience, celle-ci nous a conseillé de les laisser ensemble la première année, ce qui reste dans la continuité de la crèche et de les séparer ensuite si tout se passait bien.

Ce fut le cas, et la scolarité maternelle de nos trois enfants se passa plutôt bien ; d’autant que nous avons eu la chance d’avoir affaire à une équipe enseignante bien soudée, connaissant son sujet, et forte de l’expérience de plusieurs couples de jumeaux et triplés.

En primaire, dans la continuité de la maternelle, nos fils ont poursuivi leur cursus séparément. Ce qui paraissait logique de prime abord ne l’était cependant pas forcément .

En effet du fait de la carte scolaire de notre ville, les élèves issus de l’école maternelle fréquentée par nos enfants sont regroupés dans une classe de CP, le deuxième CP rassemblant les élèves d’une autre maternelle. En conséquence, l’un de nos fils allait se trouver avec des enfants qu’il ne connaissait pas.

Après mûre réflexion, à laquelle nous avons là également pris soin d’associer les enseignants, nous avons décider d’affecter au CP " inconnu " le plus  indépendant des enfants. Cela s’est avéré par la suite un faux problème, les enfants de cet âge s’adaptant plus aisément qu’on ne le pense à ce type de changement !

Contrairement à ce qui s’était passé précédemment en maternelle, nous nous sommes trouvés confrontés lors du passage en primaire à pas mal d’idées reçues en matière de gémellité. Citons certains exemples :

  • au prétexte que Baptiste apprenait à lire et écrire plus vite que son frère Vincent, la maîtresse de ce dernier décida qu’il était dyslexique, puisque " dans un couple de jumeaux il y en a presque toujours un pour l’être ", et entreprit de nous sur documenter sur la question. Depuis, Vincent a appris à lire sans orthophoniste, mais avec l’aide de ses parents.
  • Fière d’elle-même et du soin qu’elle prenait à ne pas oublier les particularités de ses élèves, cette même enseignante nous a montré son cahier, où, en regard du nom de notre fils figurait la mention " attention : jumeau ", comme pour d’autres " porte des lunettes " ou " gaucher " etc ...
  • propos entendus d’une dame de cantine, un midi, dans la cour d’école : " eh ! les jumeaux ! y’en a un qu’a pas mangé ! lequel ? "

etc... etc ... etc ...

Notre expérience " scolaire ", même si elle est encore courte, nous conduit à préconiser de :

  1. Ne pas hésiter à aller voir régulièrement les enseignants, à tous les stades de la scolarité pour éliminer toutes les idées reçues sur les multiples,
  2. Prendre soin de leur suggérer ce que vous souhaitez pour vos enfants, mais leur laisser décider au final ... ce que vous aurez vous-mêmes décidé !
  3. S’inscrire à une fédération de parents d’élèves et se faire élire au conseil d’école. Vous pouvez ainsi rester informés de la vie scolaire, y participer et faire passer vos messages y compris auprès des autres parents.

Enfin, même si là aussi cela paraît devoir enfoncer des portes ouvertes, ne pas oublier d’habiller et de coiffer vos enfants de manière très distincte. Le personnel scolaire vous en sera très reconnaissant et vos enfants aussi. Pas leurs camarades, car eux les distinguent depuis le début !

Laurent Nebuloni, juillet 1999

Papa de Céline 10 ans et Vincent et Baptiste 9 ans.

 
La rentrée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Jonathan et Christopher ont 3 ans et demi. Ce mardi 8 septembre 1999 est une journée importante pour eux. Ils entrent en première année de Maternelle. Accompagnés de Papa et Maman les voilà dans leur classe. Leurs regards en disent long : "que faisons nous ici ?". Christopher ne lâche pas la main de papa, Jonathan celle de maman. Curieusement peu d'enfant pleurent à notre arrivée. Les yeux de Christopher se remplissent de larmes, Jonathan quand à lui éclate en sanglot et me tire les manches de la veste. Nous décidons de partir, la maîtresse étant avec eux ainsi qu'une assistante, elles leur parlent. Après le bisou il nous est impossible de faire un pas. Jonathan me tire le bras. L'assistante décide de le porter, il se débat, Christopher lâche la main de papa et se dirige en hurlant vers son frère, le tire par le tee-shirt ; peut-être a-t-il peur qu'on lui enlève son frère ? L'assistante repose à terre Jonathan. Nous partons, de loin, le cœur gros, nous les entendons. D'après la maîtresse ils n'auront pleuré que 5 minutes. Le Jeudi suivant, ils commencent la garderie à 8 h et là de nouveau la crise durera 1 semaine.

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Jonathan et Christopher

La semaine suivante, les pleurs se font plus doux, ils nous font des bisous mais ne nous retiennent plus.

La maîtresse s'adresse à moi en fin de deuxième semaine en me signalant qu'avec nos fils "c'est dur, dur" , que veut-elle dire par là ? En fait, ils ne font rien l'un sans l'autre, d'ailleurs ils refusent les activités scolaires : ils attendent maman. Si l'un souhaite uriner, et l'autre non, le premier attendra que son frère désire se rendre aux toilettes. Si l’un refuse des gâteaux le second fait de même. La maîtresse se demande s'il ne fallait pas mieux les séparer. Nos enfants étant gardés par une nourrice à domicile les années précédentes, peut-être ont-ils plus de difficultés à s'adapter à la collectivité. L'année passée nous avons fait l'expérience de la Halte Jeux. Celle-ci n'était pas concluante. De septembre à mars ils n'ont cessé de pleurer. Nous les y laissions 4 heures par semaine. On nous signale toujours que lorsque une maman a du mal à se séparer de son bébé, celui-ci le ressent et l'adaptation en collectivité se déroule mal. Pour moi, je les emmenais sans craintes, ni remords dans ce centre, j'avais tant besoin de ces 4 heures pour souffler et décompresser !!

Voilà pourquoi nous avons décidés de les laisser ensemble cette année. De même si chacun se retrouvait dans une classe comment savoir si l'école les perturbe ou bien leur séparation les inquiète.

Les enfants n'ont pas pleuré la 3ème semaine d'école. Par contre chaque matin Jonathan se plaint de douleurs au ventre, me demande sans cesse si je vais bien le chercher, dit qu'il veut pas aller à l'école. Christopher pleure parfois au moment du coucher.

La 4eme semaine, la maîtresse trouve qu'il y a du mieux, les enfants commencent à jouer avec les autres, malheureusement, Jonathan tombe malade et sera à la maison la semaine entière. Comment va se passer la reprise ? Christopher, lui, va à l'école, la moitié de la journée, histoire de le récompenser (d'habitude ils y passent la journée entière). Il ne dit rien mais ses yeux sont remplis de larmes quand je le quitte, il prend beaucoup sur lui. Il paraît qu'il pleure de temps en temps mais pas trop longtemps. Que c'est dur la vie de grand !!

Famille Ayache, novembre 1999

 
La rentrée d'une maman en congé parental Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Eh oui, trois années ont passé et nos enfants sont prêts pour frotter leurs culottes sur les bancs de l'école. Un jeudi matin, à 9h, après quelques mois d'attente, la rentrée était là. Maxime et Thomas étaient impatients de faire la connaissance de tout ce nouveau monde qui était l'école, tant raconté par les copains. Nous rentrions dans l'école avec des grands yeux d'enchantement de l'un et de l'autre. La découverte de la classe, la maîtresse, jusque là tout allait bien. Un peu de réticence envers la maîtresse, cette nouvelle tête inconnue à leurs yeux. Dans l'ensemble l'approche pour Thomas fut plus facile. Il était 9h45 quand nos enfants s'étaient bien intégrés au groupe, ont participé aux activités proposées par leur maîtresse, Catherine. Nous décidions de nous en aller.

HE BIEN NON ! Les angoisses ont commencé, les pleurs aussi, malgré que nous leur avions expliqué que l'école c'était sans papa et maman, comme la Halte Jeux. Rien à faire. D'un regard communiquant avec la maîtresse, nous décidions de partir au moment de la récréation.

10h15, la récré, nos enfants se sont scotchés à nous, ne voulaient plus jouer avec les autres. Mon mari et moi, nous nous sommes dit une fois le quart d'heure passé et le fait de retrouver la classe, il fallait bien les quitter. Juste une heure. C'était pas bien grave. Nous sommes partis avec des pleurs, des cris et le coeur noué.

Nous sommes revenu les chercher à 11h30. La petite heure a été un peu difficile mais ils ont été cajolés par la maîtresse. Les jours suivants, tous les matins avec des pleurs : "je veux pas aller à l'école", sans compter les maux de ventre. Une semaine a passé et l'adaptation était faite d'après Catherine, car les pleurs duraient juste le temps de franchir la porte. Ils se calmaient assez rapidement.

Au bout d'une semaine nous apprenions qu'il y avait une ouverture de classe. Devinez ! Nos enfants devaient changer de classe. Nouvelle maîtresse ! Quelle galère ! Nous recommencions depuis le début. Il a fallut leur expliquer que ce n'était plus avec Catherine mais avec Céline qu'ils allaient devoir rester. De nouveau, rebelote, les cris, les pleurs, accrochés à nous … Nous avons mis 15 jours avant que nos enfants se sentent très bien dans la classe avec leur nouvelle maîtresse qui est d'une gentillesse extrême avec les enfants. Tous les matins , j'avais droit à la même question : "je vas avec qui moi ce matin, Catherine ou Céline". Comme ça pendant trois semaines. A vous de gérer la situation. Pour l'Éducation Nationale, l'enfant doit s'adapter à tout changement. Comme si cette ouverture de classe n'avait pas pu se prévoir avant la rentrée.

Conclusion : après un mois nos enfants sont très contents d'aller à l'école et heureux d'avoir pleins de copains et chacun les sien.

Depuis quelques jours, je les sens un peu énervés, ils se bagarrent souvent, se disputent plus et se font mal. Effet de l'école ou crise passagère ? Le temps nous le dira.

Sophie Barbieri, novembre 1999
Maman en congé parental avec deux demi-journées par semaine à la halte jeux, qui se passaient à merveille.

 
La rentrée scolaire, comme un lettre à la poste ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Je n'ai pas meilleure définition pour qualifier notre expérience de la première rentrée scolaire de nos enfants. Alex et Inès ont intégré cette année l'école à l'âge de deux ans et demi.

"Tu verras les deux premières semaines vont être très difficiles", prévoyait l'un. "T'auras les pleurs pour une bonne dizaine de jours", renchérissait l'autre. "Tu seras tranquille le soir, ils vont être épuisés et ils vont se coucher très tôt", promet le troisième. Mais notre vécu invalide complètement toutes ces prévisions et prophéties.

Avant la rentrée j'ai acheté un petit livre qui expliquait l'école et les activités avec la maîtresse. Nous l'avons rencontrée lors de la visite de l'école. La maîtresse d'Alex et d'Inès s'appelait Véronique. Avec le livre, la visite et l'identification de la maîtresse, nous avons fait une petite préparation à la rentrée.

Le premier jour j'étais un peu tendue. Je m'étais fait un cinéma dans la tête. Sans doute pour correspondre aux normes décrites par les copines. Le papa, lui, ne voyait aucune différence entre la conduite à l'école et la conduite à la crèche. Il avait raison.

Nous sommes arrivés à l'école accompagnés d'une foule de parents et d'élèves. La rentrée pour la petite maternelle se faisait en deux temps. Mardi pour ceux qui restent à la cantine et à la sieste (les enfants dont les deux parents travaillent, et en règle générale ceci correspond aux enfants qui ont l'habitude d'être gardés par d'autres personnes que les parents), et le jeudi pour ceux qui viennent à l'école seulement le matin (les enfants dont un des parents ne travaille pas, en règle générale ve sont des enfants gardés par la mère).

Alex et Inès ont tranquillement suivi la vague d'écoliers. Ils ont rapidement fait la reconnaissance des lieux - les porte-manteaux, la classe, les rituels.

Inès a rapidement repéré la table où se trouvait une pile de papiers et de crayons, et s'est tranquillement installée pour dessiner. Alex a hésité un peu avant de nous quitter et de retrouver sa soeur autour de la table à dessin. Mais ça n'a pas pris plus de quelques minutes avant qu'ils ne nous oublient. Le soir je les ai récupéré à 16h00. J'avais prévu de ne pas les mettre au Centre de Loisirs la première semaine. Ils étaient contents de leur journée et fiers de me faire visiter leur classe. Il n'y avait aucune interrogation ou incompréhension par rapport à la raison de leur séjour à l'école. Nous sommes joyeusement rentrés à la maison.

Par contre, ils étaient très excités et malgré l'épuisement ils ont voulu jouer assez longtemps, et se sont couchés à l'heure habituelle. Alors les soirées longues et tranquilles ainsi prédites étaient compromises !

Le jeudi s'est passé un peu moins bien. Les enfants non habitués à être séparés de leur mère avaient mis de l'ambiance. Ca pleurait dans tous les coins de la classe. Véronique avait l'air épuisée et débordée. Sa journée commençait très fort ! Alex et Inès ont eu un regard dubitatif. Ils se demandaient pourquoi les autres pleuraient. Inès est allée faire un bisou à un petit garçon plein de chagrin. Je les ai quittés un peu angoissée. Le soir, tout allait bien et le lendemain ils étaient enthousiastes de retrouver Véronique.

La deuxième semaine j'ai commencé à les habituer au Centre de Loisirs (de 16h à 18h). Dans leur école, le Centre de Loisirs se tient dans la classe des touts petits. Alors, pas de changement de décor. Seulement, Véronique les quitte, et c'est Mona et ses collaborateurs qui prennent la direction du navire.

Quand je suis arrivée à 18h, ils étaient dans la cour. Alex montait sur le toboggan et Inès faisait du tricycle. Je me suis avancée, et ils ont couru vers moi en criant, et voulaient me montrer la cour et les jeux.

Mona est venue vers moi "Vous êtes la maman d'Alex et d'Inès"?. "Ca s'est très, très bien passé. C'est exceptionnel. On nous a dit que c'est leur premier jour au centre. Alors on avait un peu d'appréhension. Mais alors là, aucun problème. Ils ont bien joué et ils sont très gentils. On a eu aucun problème avec eux. S'ils étaient tous comme Alex et Inès ...". J'ai expliqué à Mona qu'ils avaient déjà l'habitude de la collectivité à travers leur expérience de la crèche. On ne le savait pas, mais on s'en doutait. Souvent les enfants qui ont été à la crèche s'intègrent facilement à l'école", me dit-elle. Voilà que tout s'est bien passé. Je récupère mes deux petites vedettes.

En ce qui concerne les maladies, ils sont moins malades que l'année dernière. Ils nous ont déjà tout fait ces deux dernières années, et cette année, c'est plus calme et leur système immunitaire est à toute épreuve ! Ca fait maintenant un mois et demi qu'ils vont à l'école. Ils commencent à être un peu fatigués. L'automne s'installe et il est temps de se reposer un peu. Alors vivement les vacances qui ne sont plus très loin.

Ladan RYDER, novembre 1999
Maman d'Alex et d'Inès

 
Combien nous coûte l?école gratuite ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La gratuité de l’éducation pour tous est l’un des principes de notre République . Pourtant, l’atteinte à ce principe ne cesse de s’aggraver au moment où, en particulier dans notre département, beaucoup de familles se trouvent encore dans des situations économiques difficiles.

Les sollicitations sont de plus en plus fortes alors même que les besoins croissants de l’école ne sont pas toujours déterminés en concertation, et que l’intérêt pédagogique de certaines initiatives n’est pas forcément en adéquation avec les coûts générés : prix prohibitifs de classes de découverte, de sorties scolaires, abus de fournitures, etc..

Les situations sont différentes d’un département à l’autre, d’une commune à l’autre, d’une école à l’autre, voire même, dans certains cas, d’une classe à l’autre. Tout ceci est fonction de la politique scolaire adoptée par chaque conseil général, chaque inspection académique, chaque commune, chaque directrice d’école, voire chaque enseignant. S’il est fort heureux que liberté soit laissée à chaque échelon pour se déterminer en fonction de ses spécificités, il n’en demeure pas moins certaines dérives.

Questionné sur le principe de la gratuité des fournitures scolaires à l’école, le Ministère a précisé que si actuellement plus de 90% des communes prennent en charge les manuels scolaires, les fournitures sont généralement acquises par les familles . Madame Ségolène Royal a expliqué que certains organismes, comme la Caisse des écoles, peuvent être amenés à apporter une aide ponctuelle aux familles en difficulté et que les coopératives scolaires peuvent procéder à l’achat groupé de fournitures.

La règle n’est donc pas la même pour tous, et l’égalité face à l’éducation reste une utopie.

Pour ce qui nous concerne, nous habitons Neuilly Plaisance et nos trois enfants sont tous en école primaire : une fille (10 ans) en CM2 et les deux garçons (8ans) en CE2.

A la rentrée, nous avons dépensé par enfant :

  • 800 Francs en moyenne de fournitures diverses (cartables inclus). Aucune règle précise n’étant édictée, les fournitures ne sont pas identiques d’un enfant à l’autre et leur nombre, qualité et coût est soumis aux goûts de chaque enseignant
  • 200 Francs de coopérative scolaire (annuel : montant laissé à la discrétion des parents)
  • 117 Francs pour l’étude du soir (montant mensuel unitaire)
  • 100 Francs d’assurance scolaire et extrascolaire (annuel).

Il s’agit là d’un minimum syndical initial. A ces frais quasi incompressibles viennent ou viendront se greffer les dépenses complémentaires suivantes :

  • les frais de cantine, qui sont variables d’une commune à l’autre selon le prestataire retenu ou le choix d’une pondération par le quotient familial.
  • l’inscription à une fédération de parents d’élèves (100 francs annuel de cotisation), il s’agit d’un choix personnel.
  • les équipements liés aux sports qui seront pratiqués à l’école : gymnase et stade (chaussures de sport qui s’useront rapidement), piscine (prévoir bonnets, maillots, serviettes, goûters...). 
  • l’usure des vêtements (les récréations sont parfois très physiques !), les pertes inévitables, voire quelquefois les vols (encore rares en primaire heureusement) 
  • les sorties organisées par l’école ( 1 à 2 par trimestre et par enfant, participation des parents de 10 à 50 Francs). 
  • les classes transplantées (1600 à 2000 Francs pour une douzaine de jours) ; cette année seule notre fille est concernée. Le rythme des classes transplantées est aléatoire selon les communes. 
  • les participations aux kermesses et/ou lotos organisés par l’école pour financer divers besoins (informatique, livres, revues etc ...) non couverts par tout ce qui précède. Prévoir au minimum 50 francs par enfant et par manifestation. 
  • les activités du mercredi (pour nous les garçons font du Judo et notre fille de la natation) 
  • les anniversaires (que nos enfants invitent leurs camarades ou qu’ils soient eux-mêmes invités, cela finit par représenter une petite somme lorsqu’on est parent de multiples !)

On peut ainsi constater que l’égalité des chances varie selon les moyens dont disposent les familles, l’école et les collectivités concernées. Des modulations existent parfois en faveur des plus défavorisés, mais il est souvent encore difficile de savoir sur quels critères ces aides sont attribuées, qui les apprécie, qui les finance ... Si ces dispositions ont l’avantage de pouvoir régler de réelles situations d’urgence, elles laissent entier le problème d’une réelle gratuité .

L’Etat ne peut prendre en charge tous les problèmes ni tout financer ; il doit cependant veiller à ce que les chances de chacun soient préservées.

Laurent Nébuloni, novembre 1999

 
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