07-02-2012
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Modes de garde
Le Congé Parental d?Education Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Nous sommes un couple où nous travaillons tous les deux, disposant de revenus corrects. Lorsque nous avons appris que le bébé que nous attendions serait deux petites filles, le problème du mode de garde s’est posé.

Nous avons considéré l’aspect financier (en gros) mais aussi l’aspect pratique de la chose...

Première solution : continuer à travailler tous les deux.

Une assistante maternelle (en ayant de la chance d’en trouver une qui veuille bien de deux bébés !!) coûte environ 4000 francs par mois. Les aides de la CAF (Allocation Pour Jeune Enfant) se montent dans ce cas à 1950 francs par mois et les impôts sur le revenu à 850 francs par mois.

Partant d’un revenu net à nous deux de 20000 francs par mois, il reste 17100 francs.

2e solution : choisir un Congé Parental d’Education (CPE).

Si moi (la maman) je me mets en CPE - c’est moi qui gagne le moins - nous bénéficions d’aides de la CAF (Allocation Parentale d’Education + Aide au Logement) plus importantes : environ 3810 francs par mois. Nos impôts diminuent, (310 francs par mois). Il reste donc par mois 16500F.

Ainsi, en première approche, il est plus intéressant continuer à travailler tous les deux. Mais quand la différence est si petite (600 F), pourquoi choisir une assistante maternelle (difficile à trouver pour 2 enfants, et je ne vous parle pas de trois...) ? Il faut se lever tôt, préparer les enfants, les emmener chez l’assistante, faire sa journée de travail, les récupérer le soir puis attaquer bains, repas, courses, travaux ménagers...

En choisissant un CPE, les travaux ménagers sont répartis dans la journée, on peut passer du temps à jouer, lire des histoires ou se promener aves ses enfants et passer les week-ends tranquillement tous les quatre ou en famille... Le pied !

Bref, dans notre cas y’a pas photo, avec le CPE on est plus cool et on voit ses bébés grandir !

Philippe & Rosine DAZAS, mai 1999
Parents de Camille et Juliette (11 mois)

 
La crèche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Quand mes enfants ont commencé à fréquenter la crèche ils avaient 18 mois. J'ai pris un congé parental pour m'occuper d'eux et à 18 mois ils étaient prêts pour la collectivité et moi pour retrouver une vie sociale. Aujourd'hui après 3 mois nous faisons un bilan très positif de l'aventure "crèche". Il y a bien sûr des avantages et des inconvénients. A chacun de choisir en fonction de ses impératifs. Voilà ce qui nous a décidé à les inscrire en crèche:

  • Les jumeaux, comme tout autre couple, développent un partage de rôle et ceci depuis les premiers mois de leur vie. Un rapport de force s'établit et si les parents ainsi que l'entourage ne fait pas attention à cela, le jumeau ou la jumelle dominé peut en souffrir. L'intégration à la crèche peut donner aux jumeaux une bouffée d'air et la possibilité d'une séparation temporaire et salutaire. Ils peuvent prendre leurs repas séparément. Certaines activités en petits groupes peuvent aussi présenter l'occasion de les séparer. Ainsi on empêche l'installation d'un rapport de force définitif. Ils peuvent ainsi vaciller entre dominant et dominé et ne pas rester bloqués dans le même état.
  • La crèche éveille les enfants et les prépare pour l'école. Les enfants gardés à la maison ou chez la nourrice ont souvent plus de mal à vivre la transition vers l'école. Mes jumeaux commençaient à s'ennuyer à la maison à partir de 14-15 mois. Quand on habite à la campagne ou en maison ça peut encore aller, mais vivre dans un appartement en ville surtout quand il fait mauvais peut devenir assez cauchemardesque !
  • Nous avions envisagé de les faire garder à domicile ou chez la nourrice. Ceci nous plaisait moins pour deux raisons. D'abord, ceci voulait dire qu'ils allaient rester enfermés ensemble et au mieux avec un autre enfant si on les mettait en nourrice. Deuxièmement, les bébés qui marchent et qui explorent peuvent être épuisants pour la personne qui les garde. Alors se pose les problèmes de sécurité et de disponibilité de l'adulte. On peut effectivement tomber sur la perle rare. Nous ne l'avons pas rencontrée ! Par contre pour les tous petits j'ai une préférence pour la garde à domicile ou chez la nourrice. Dans leur première année, les bébés ont plus besoin de câlins et d'environnement calme et sans stress. Jusqu'à 18 mois je me suis occupée de mes enfants et je les laissais parfois en halte jeux pour une dose homéopathique de vie en collectivité!
  • Le grand inconvénient de la crèche est bien évidemment les maladies. Il faut se renseigner sur l'équipe de la crèche et leurs règles. On peut tomber sur une crèche où on vous appelle pour récupérer tout de suite un enfant qui a un peu de fièvre. D'autres sont plus indulgents et compréhensifs des difficultés des parents à se libérer de suite. Il faut dans tous les cas avoir une solution de garde temporaire en cas de maladie (grands parents, nourrice de dépannage, etc...). La fréquence des maladies varie en fonction de chaque enfant. Mais ca peut dépasser largement le stock de journées d'enfant malade et d'autres congés prévus à ce titre.
  • Je n'ai pas mentionné l'aspect financier. Pour nous, ce n'était pas l'élément le plus déterminant. Le mode de garde le moins cher est sans doute la nourrice agrée. La crèche peut être aussi chère ou un peu moins chère que la garde à domicile, le prix dépend du quotient familial.

Nos enfants ont eu quelques interruptions de crèche pour cause de maladie! Mais à chaque fois ils sont très contents d'y retourner. Il est primordial de se renseigner sur l'équipe de votre crèche. Si c'est une bonne équipe et que le tarif n'est pas excessif, ça vaut la peine de réfléchir sur les possibilités de garde occasionnelles et inscrire les enfants à la crèche.

Ladan Ryder, juillet 1999
Maman de Ines et Alex, 2 ans et demi

 
La garde à domicile avec l'AGED Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Mélanie et Xavier ont 21 mois et ils sont gardés par une nourrice à domicile depuis que j’ai repris mon activité professionnelle, il y a un peu plus d'un an.

Dès que nous avons su que nous allions avoir des jumeaux, le problème de la garde s’est posé car je n’envisageais pas de m’arrêter de travailler. Mon mari n’était pas très partant pour une garde à domicile car l’idée de confier ses enfants et sa maison à une inconnue toute la journée ne lui plaisait pas beaucoup. Il restait la crèche ou une nourrice agréée qui accepte de garder deux bébés.

Nous nous sommes inscrits dans deux crèches et dans les deux, ils pouvaient prendre les enfants mais qu’à partir de septembre et mon congé de maternité se terminait fin avril ; même en prenant un mois de congés, il fallait trouver un mode garde pour 3 mois. En février, nous n’avions toujours pas de solution quand une personne que nous connaissions s’est proposée pour venir garder les enfants et me faire du ménage et du repassage. Nous nous sommes mis d’accord et elle a commencé à garder les enfants au mois de mai pour une adaptation qui s’est bien passée.

Un an après, nous ne regrettons absolument pas notre choix même si financièrement, on " galère " un peu. Héléna s ‘occupe très bien des enfants, dès qu’il fait beau, ils sont dehors, elle les emmène de temps en temps à une halte-jeux et je peux dire que je pars l’esprit tranquille le matin, sachant que quoi qu’il arrive, elle saura prendre la bonne décision. De plus, je n’ai plus de repassage ni de ménage à faire, ce qui me soulage beaucoup car même si je ne travaille qu’à temps partiel, mon mercredi est bien occupé avec mes deux garnements qui ne cessent de courir partout et de toucher à tout.

Pour moi, l’avantage de ce mode de garde est le gain de temps le matin (pas besoin de préparer les enfants pour les emmener chez la nounou ou à la crèche), s’ils sont malades, pas de problème de garde, les enfants vivent à leur rythme, dans leur environnement. Nous avons la chance d’habiter dans une résidence avec un grand parc ce qui permet aux enfants de jouer dehors et d’être en contact avec d’autres enfants. Le plus gros inconvénient reste le coût, qui demeure élevé malgré l’AGED. Un conseil si vous choisissez ce mode de garde : pour les déclarations à l’URSSAF, il est préférable de passer par une association qui s’occupera de tout. Nous ne l’avons pas fait car nous ne connaissions pas leur existence à cette époque et bien, bonjour la galère ! !

Christine Bernardelli, septembre 1999