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Depuis sa création en 1979, environ 270 000 familles ont été soutenues par Jumeaux et Plus.

 

Jumeaux et Plus se bat au quotidien pour que soient reconnues leurs spécificités. Notre rôle est également d’informer le corps médical et les pouvoirs publics sur la réalité de la vie des familles.

Après la survie d'Amilia, née à 22 semaines. Prématurité, jusqu'où aller? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Paul JABERT   
24-02-2007

Vous avez peut-être pu voir à la télévision ou sur des journaux, "l’exploit" réalisé par des médecins américains : la survie d’une petite fille prématurée de 22 semaines.  On peut se demander ce qui a poussé ces médecins américains à tenter cette réanimation impossible. "Nous n'étions pas trop optimistes, a déclaré le Dr William Smalling, mais elle a prouvé que nous avions tous tort." Et d'ajouter : "C'est vraiment un bébé miracle".

On ne peut bien sûr que se féliciter de la survie d’un bébé, mais on peut se poser la question de la pertinence de cet « exploit ». Depuis 1995, a été lancée en France une grande enquête sur la périnatalité : l’enquête Epipage. On sait réanimer de très grands prématurés de 25 semaines (maintenant, 22 semaines aux Etats-Unis) mais si les séquelles possibles étaient connues , il n’y avait pas d’études scientifiques pour évaluer leur fréquence, leur étendue et leurs conséquences à long terme . Epipage étudie donc le devenir des enfants nés prématurément. Si les conclusions de l’enquête sur le devenir à 3 ans de ces enfants étaient plutôt optimistes (confortant les médecins dans l’intérêt de la réanimation néonatale des très grands prématurés), les conclusions 3 ans plus tard sont au contraire pessimistes. En effet, certains troubles, notamment de l’apprentissage ou du comportement, ne se détectent pas avant l’entrée au CP. A présent, la position des néonatalogistes sur la réanimation est tout autre.

Nous avons pu lire que la petite Amilia, qui pesait à la naissance 284 grammes et mesurait 24,1 cm, aurait souffert de problèmes respiratoires et digestifs ainsi que d'une très légère hémorragie au cerveau « mais sans conséquences à long terme » auraient assuré les médecins. Cela ne peut que nous choquer d’entendre ou de lire de pareilles absurdités : comment un médecin peut-il assurer qu’une légère hémorragie au cerveau n’aurait pas de conséquences ? Ce n’est que dans plusieurs mois ou plusieurs années que certains troubles pourront être détectés.

Nous comprenons que les parents souhaitent voir survivre leur enfant, mais quelles raisons ont réellement poussé le corps médical à tenter cette réanimation ? Cet exploit, certes prestigieux, relève davantage de l’expérience qui a bien tourné que de l’utilisation d’un processus sûr et largement reproductible.

En outre, ce genre de communiqué ne fait que banaliser la prématurité (oui, on peut survivre à 22 semaines !) alors que ses conséquences peuvent être énormes tant sur la (sur)vie de l’enfant que sur la survie de la cellule familiale.

La Fédération Jumeaux et Plus et les associations départementales se battent depuis plusieurs années pour que le corps médical mette en œuvre, en priorité, des méthodes favorisant l’allongement de la durée de la grossesse, plutôt que de se lancer dans une course effrénée et absurde à l’exploit technique.

Nous ne pouvons que souhaiter tous nos vœux de bonheur et de santé à Amilia Sonja Taylor et ses parents, en espérant de tout cœur pour eux que le « bébé miracle » devienne une « adulte miracle ».

 
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