Cette pratique est encore fréquente dans les écoles françaises, notamment à l'entrée en maternelle, alors qu'aucun texte réglementaire n'impose cette séparation. La décision revient généralement au directeur de l'école, ce qui entraîne des pratiques très variables selon les établissements.
Il est rappelé également que les recherches scientifiques ne démontrent pas que la séparation systématique favorise l'autonomie ou la réussite scolaire. Au contraire, une séparation imposée ou trop précoce peut provoquer :
Il est important d'insister sur le fait que chaque paire de jumeaux est différente. Certains enfants gagnent à être séparés, tandis que d'autres ont besoin d'être ensemble, notamment lors des premières années de scolarisation. La décision ne peut donc pas être identique pour tous.
Enfin, bien souvent il est observé que les parents sont parfois peu associés à cette décision, ce qui peut entraîner des tensions avec les équipes éducatives.
La Fédération Jumeaux et Plus met la plaquette ci-dessus en libre accès à des fins de sensibilisation du grand public (dont parents et enseignants).
À ce jour, il n'existe pas de jurisprudence établissant un principe général imposant ou interdisant la séparation des jumeaux à l'école. Les décisions rendues montrent que les juridictions privilégient une appréciation au cas par cas, en recherchant l'intérêt supérieur de l'enfant.
Cette affaire concernait des parents qui contestaient la décision d'une école maternelle de placer leurs jumeaux de quatre ans dans deux classes différentes, malgré un avis médical recommandant une séparation plus progressive.
Décision :
Enseignement :
Cette décision montre que la séparation peut être autorisée lorsqu'elle est justifiée par les besoins spécifiques des enfants, mais qu'elle ne peut pas être fondée sur une règle générale.
Dans une autre affaire, des parents ont contesté la séparation imposée de leurs jumelles en moyenne section de maternelle. Après cette séparation, les enfants ont présenté des troubles importants (anxiété, cauchemars, énurésie), constatés par une psychologue.
Le Défenseur des droits a considéré que :
Recommandation :
Le Défenseur des droits a rappelé que toute décision concernant la scolarisation de jumeaux devait être prise au cas par cas, après une évaluation individualisée et dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant.
Dans une réponse ministérielle à une question écrite au Sénat, le ministère a précisé que :
L'ensemble des documents, des travaux scientifiques et des décisions juridiques converge vers une même conclusion :